5° Prix Annick Lansman : le blog de la Ligue

Je sais bien que c'est moins vivant que de papoter autour d'un verre, mais c'est bien là qu'il faut exprimer vos premières réactions à la lecture des textes...

Et le(la) premier(e) qui le fait sans tricher gagne une bouteille !

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Commentaires: 30
  • #1

    Jean-Noël (mercredi, 03 janvier 2018)

    Voilà je commence car je sais que vous détesterez être le premier ou la première...
    Je n'ai pas tout lu bien sûr, mais ça m'intéresse de savoir si vous avez été touchés par la générosité de "Pour l'amour de Mambi" et de "Olipo", par la poésie de "La petite fille aux tissus", par la langue de "Chant prépubère sur le bord de la grand-route", par l'étrangeté de "En terre se taire" ou l'appel à la révolte de "Deux petits indiens"...
    Bref, que vous n'hésitiez pas à partager ici vos impressions...
    Je continue ma lecture...
    A bientôt,

  • #2

    H. Fourgeot (mercredi, 03 janvier 2018 16:53)

    Et bien je termine juste "Chant prépubère...", et bon... certes le vocabulaire est là, et peut être même trop je trouve, pour donner le goût de la lecture du théâtre aux 9/10 ans. L'histoire est intéressante mais pour le coup, je pense trop... "enfantine", dans sa façon d'aborder ce sujet important, pour des spectateurs de 13 ans d'aujourd'hui. Je visualise ce texte plutôt sous forme d'un court métrage, ou même d'un récit poétique, mais pas sous forme d'une pièce de théâtre mi-chantée. Ceci bien entendu, n'est que mon petit opinion de débutante. Je continue ma lecture par... Clémence. A bientôt.

  • #3

    H. Fourgeot (mercredi, 03 janvier 2018 17:50)

    Haaaaaaa.... oui ! J'aime "Clémence". Elle parle vrai de la vraie vie, et avec tous les doutes et tout l'amour qu'elle ressent. Peut être pas évident de faire jouer une enfant de 10 ans par une adulte, avec toute cette délicatesse, sans grimer une gamine à la voix de crécelle ? Mais le défi est à relever. Le texte est actuel et clair pour les 9/10 ans. Il comporte suffisamment d'éléments contextuels pour imaginer les espaces. Et les moins de 13 ans pourront tout à fait s'y retrouver également. Peut être simplement à éclaircir le flou de la prise de conscience des soucis de son frère : pendant quelques lignes j'ai cru avoir sauté un paragraphe. Mais si peu. Bravo.

  • #4

    H. Fourgeot (jeudi, 04 janvier 2018 17:25)

    "Deux Petits indiens". Tout y est je crois. Tout. Que du bonheur à lire et réfléchir. Que de l'impatience et de l'espoir de le voir joué. Colle très bien à la lecture pour les 9/10 et aussi à la scène pour les moins de 13. Favoris.

  • #5

    Gilles (vendredi, 05 janvier 2018 14:36)

    Beaucoup de textes retenus en fonction de leur qualité d'écriture souvent originale, très travaillée, parfois trop comme pour "Chant prépubère". Le propos y est dilué dans une forme que je trouve artificielle. Globalement, c'est une belle sélection. Rien à redire. Actuellement, ce qui ressort pour moi est "Flammes" dont j'aime l'histoire racontée à travers une recherche formelle très abordable, fine et sensible. En revanche, "En terre Se taire" sur l'apprentissage du deuil me paraît cousu de fil de blanc. Que des bons sentiments ! On peut aussi s'intéresser à "Fortune". Il y a quelque chose de poétique qui touchera le jeune public. A bientôt.

  • #6

    joelle montmorency (vendredi, 05 janvier 2018 17:41)

    Vendredi 5 Janvier2018 (17h26)je viens de terminer "flammes" Ce texte me
    plait : bien écrit , poétique (je l'imagine mis en scène)
    j 'ai encore 5 textes à lire

  • #7

    Jean-Noël (dimanche, 07 janvier 2018 09:02)

    Bon, j'ai fini de lire...
    Comme pour les autres éditions, je vais "voter" très vite : comme je vais recevoir tous vos votes, et que je serai seul à les voir tous, je veux échapper à la tentation du "suivisme" ou à celle de la "correction"...
    Mais j'hésites bien entendu, car entre mes coups de cœur et le respect des critères, je ne suis pas certain de la concordance...

  • #8

    Dominique (mardi, 09 janvier 2018 18:36)

    Bonjour, envie de rebondir et de défendre le "chant prépubère", parce qu'il faut bien un peu de "conte -de randonnée", de "poésie -quasi-slam" et de fantaisie (cf le chant final avec l'ours -Baloo?) pour aborder le thème difficile de la violence paternelle! La fin, ouverte, échappe à toute leçon moralisatrice qui condamnerait le père ou assurerait au héros un happy end peu crédible. J'ai trouvé pour ma part "Clémence" bien confus; et Clémence confuse, et donneuse de leçons... et "les petits indiens" un peu trop "démonstratifs et didactiques", même si dialogues et situations sont rigolos parfois! Je préfère quant à moi les "choses " suggérées, comme l'histoire cachée derrière l'histoire de "Suspendue au néon". A suivre!!!

  • #9

    Gilles (mercredi, 10 janvier 2018 14:55)

    Tout à fait d'accord sur "Clémence". Il y a même quelque chose d'affecté dans l'écriture, mais le côté "donneuse de leçons" est peut-être à prendre au second degré. Je partage néanmoins ce jugement. Je viens de finir "Grizzly" sur l'absence. Bon début, mais la suite est plus confuse, un peu décevante. Quant à "La petite fille aux tissus", c'est tellement littéraire (à prendre dans le sens qu'on voudra !) que je me demande si ce n'est pas plutôt une sorte de récit oralisé pour adultes. Pour l'instant, je mets au-dessus du panier : "Flammes" et "Fortuna". Qui me démentira ? Il me reste trois textes à découvrir.

  • #10

    joëlle (vendredi, 12 janvier 2018 18:55)

    je ne souhaite pas me prononcer encore (j'ai fait une pose après la lecture de la
    petite fille aux tissus qui m'a emportée dans un monde imaginaire !!!!;;;
    tous ces morceaux de tissus qui se transforment )quelle matière de jeux pour des
    comédiens/ je reprends pour l'amour de Mambi demain puis Olipo pour finir
    à bientôt !

  • #11

    Luz (mardi, 16 janvier 2018 19:30)

    Je suis loin d’avoir terminé mais déjà un premier retour sur trois textes. « Chant pré pubère » m’a laissé un peu perplexe. La langue est belle par moment mais je l’imagine difficilement sur scène, peut être plus sous forme de court métrage en effet. Beaucoup de pistes dans les thèmes mais du mal à saisir le fil, la trame. L’ensemble m’aparait du coup désincarné. J’ai préféré « Clémence », le choix du point de vue de la petite sœur, la situation qui met du temps à se décanter et qui nous laisse imaginer plein de scenarii. La fin à mon sens est trop moralisante et didactique. Dans les « Deux petits indiens » la langue est vive, pétillante et le rythme sautillant. On a envie tout de suite de le jouer ou de l’entendre. J’ai trouvé intéressant de mettre des mots sur l’angoisse écologique que vivent les enfants. En revanche on est proche du texte à thèse et il nous manque un fil narratif. Allez hop je commence « Étendre des branches ».

  • #12

    Lore (mercredi, 17 janvier 2018 13:35)

    Pour ma part j'ai lu Flammes, Fortuna, Grizzly, Suspendue au Néon et Etendre ses branches sur le monde. J'ai un petit coup de cœur pour ce dernier ou j'ai beaucoup aimé l'utilisation de la symbolique pour traiter un sujet assez complexe et délicat. J'ai aussi apprécié Flammes que je trouve bien mené et intéressant. Grizzly me laisse un peu perplexe et je ne sais pas vraiment quoi en dire. Je suis par contre beaucoup plus réservée sur Suspendue au néon et Fortuna. La suite bientôt...

  • #13

    joelle (samedi, 20 janvier 2018 17:51)

    personne ne parle de "pour l'amour de Mambi" qui traite d'un sujet pourtant très
    présent (peut -être que c'est du déjà vu: mais! , mais!)c'est interessant.
    cette famille qui ,finalement réunit toute monde malgré les préjugés et l'ignorance , les liens qui se tissent ,le partage et la décision finale de la maman ,,,,,,c"est un beau pied de nez aux idées courantes,/ même si j'ai préféré "flammes" j'avoue avoir bien aimé(sauf certaines explications un peu trop lourdes

  • #14

    JoëlleC (mardi, 23 janvier 2018 16:35)

    J'ai lu la moitié des textes : Suspendue aux néons, Chant prépubère, Clémence, Deux petits indiens, En terre se taire, Étendre ses bras, Flammes.
    Et dabord je trouve que chacun a son intérêt par le thème qui y est développé.
    J'ai un faible pour Chant prépubère que j'imagine chanté et dansé mais je pense que le texte d'Edmond est souvent narratif et long et ne me semble pas convenir pour une lecture par des enfants de 10 ans surtout si c'est une première découverte du langage théâtral . Deux petits indiens m'intéresse par les thèmes développés même s'ils me paraissent trop nombreux mais, bien que poétique l'écriture très
    rythmée me fatigue et me semble trop compliquée à suivre pour une lecture par de jeunes enfants.
    Je retiendrais pour l'instant Flammes et Étendre ses bras qui m'intéressent par le thème, les dialogues, l'interprétation ou les suppositions que peut faire le lecteur amené à s'interroger. Par ailleurs Flammes est d'une brûlante actualité. Et Étendre ses bras nous fait voyager sur un autre continent.
    Mais il me reste encore des textes à découvrir qui vous ont conquis.
    Donc à plus tard...

  • #15

    Gilles (mardi, 23 janvier 2018 18:05)

    Je viens de finir "Pour l'amour de Mambi", et excusez-moi d'être abrupt. Mais voilà le genre de textes bourrés de bons sentiments sur le partage, la générosité, le racisme, l'exclusion. D'un côté, les beaufs, de l'autre les pauvres petits qui n'ont pas demandé à quitter leur Afrique natale, tout ça sur fond de djihadisme, de terreur, de persécution, de fanatisme, d'intolérance, de guerre, etc, bref la totale !. C'est moralisateur, et le pathos dégouline à souhait. Et c'est écrit sans fautes d'orthographe ! C'est un peu : "Le Mali expliqué à nos chères têtes blondes" ! Ce que je trouve plus grave encore, c'est de prendre en otage le jeune public au cas où la pièce serait montée, ou même seulement lue. Bref, je n'en veux nullement à l'auteur qui est animé de louables intentions, mais cela n'a rien à voir avec le théâtre. Voilà, c'est dit.

  • #16

    H. Fourgeot (dimanche, 28 janvier 2018 13:10)

    Après une pause... me revoilà avec En terre et se taire, et Etendre ses branches. Je trouve que En terre exprime très bien les difficultés de communications que peuvent rencontrer les parents et leurs ados, malgré tout l'amour qui peut les lier. Et la perte d'un grand parent reste un sujet très fort. J'ai été charmée par ce texte clair et qui parlera tant aux 9/10 ans qu'aux plus grands. Pour étendre ses branches : certes un sujet fort et qui doit être porté à la connaissance de nos jeunes, mais qui me parait loin de leur quotidien. Et à ces âges là... même si effectivement il faut s'efforcer de leur monter autre chose que leur nombril, ils y reviennent vite.

  • #17

    Luz (dimanche, 28 janvier 2018 22:50)

    Deuxième retour après trois autres textes. Le sujet et le traitement de En terre se taire est interessant mais il manque quelque chose au texte. Le personnage du garde pourrait apporter au sujet de la fantaisie, du décalage, de la pertinence mais il est souvent un peu surfait. J’ai trouvé Étendre des branches beau et émouvant avec beaucoup de niveaux de lectures très poétiques. Je me demande aussi ce qu’en retiendrait un ado d’autant que la question fait référence à des notions historiques et politiques lointaines. Je viens de terminer Grizzly et si je trouve la proposition très réussie, elle me parait aussi violente et angoissante. D’autant qu’on reste suspendu à de nombreuses questions à la fin. Quelle réception, compréhension par des ados ? Je suis curieuse d’avoir vos retours là dessus.

  • #18

    Annette Velut (vendredi, 02 février 2018 13:58)

    Oui j'ai lu Pour l'amour de Manby. j'ai trouvé ce texte très didactique et pour moi, c'est un compliment, surtout lorsqu'on s'adresse à des enfants. Quelques tournures et expressions m'ont semblé être plutôt éloignées du langage et de l'approche enfantine du monde, mais c'est vraiment très intéressant.
    Toutes les questions que soulève l'accueil des migrants sont traitées, l'une après l'autre, la solitude de l'exilé, la différence, la peur de l'autre, le racisme, la crainte de l'engagement, l'utilité du collectif pour faire avancer les choses, la fuite des migrants alors que leur pays aurait besoin d'eux , ... Beau sujet bien traité.

  • #19

    H. Fourgeot (lundi, 05 février 2018 15:46)

    Alors alors... Flammes : oui pourquoi pas... l'histoire est fluide, et pique notre curiosité. Aborde un sujet triste mais vrai. La relation entre les deux est crédible (c'est le seul qualificatif qui me vient) et féerique en même temps, comme les enfants savent le faire. Bien.
    Mais alors Grizzly... je n'ai pas compris... est-ce un cours de vocabulaire ? est-ce que ça parle du suicide des ados ? que fait un grizzly dans une cave ? symbole d'une colère qui gronde ? est ce que nous parlons là de schizophrénie ? et franchement le "moi Billy 10 ans" : j'ai fini par lire "moi Alain Delon, acteur". Si c'est possible à quelqu'un de m'expliquer ? parce que je suis totalement passée à côté je pense...

  • #20

    JoëlleC (lundi, 05 février 2018 16:40)

    Impossible pour moi de vous éclairer, je suis on ne peut plus perplexe. Jai pensé que le grizzly représentait peut-être le père et le grand-père, sujet de la colère que ces deux femmes nourrissent...trop compliqué pour moi ! Et surtout pour un jeune public. De surcroît, je trouve ce texte extrêmement violent, le personnage de Billy misogyne et que penser de tout ce vocabulaire dans la manière de s'exprimer de sa mère ?

  • #21

    Ingrid (jeudi, 08 février 2018 11:11)

    Je n’ai pas tout saisi dans Grizzly également. La fin me laisse perplexe… Pour moi, le Grizzly symbolise la haine de l’homme, nourrie par la maman et la grand-mère. Derrière se cache cette âme d’enfant à sauver à tout prix de cette atmosphère oppressante.
    Effectivement, c’est un texte assez violent et je pense que ça touche, ça heurte… ça ne laisse pas indifférent. Je dois avouer que j’ai apprécié ce texte – ce n’est pas mon préféré mais j’ai aimé le lire. Je pense que ça peut parler aux jeunes : suicide, violence vis-à-vis des filles/femmes, père absent engendrant une haine pour ceux qui restent (se traduisant différemment en fonction des personnages)…
    Je vous rejoins, j’ai bien aimé « Chant prépubère... » sur l’affirmation de soi, la violence psychologique. J’ai aimé l’humour, l’originalité et le vocabulaire (certes fourni mais cela ne m’a pas dérangé au contraire… à l’inverse des passages poétiques de « Flammes » qui me semblaient incongrus par rapport aux personnages les exprimant). De là à le voir mis en scène, je ne sais pas. Il y a effectivement ce côté joyeux/métaphores qui dilue peut-être un peu trop le propos.
    Pour l'instant, aucun coup de coeur. Je continue mes lectures… Je n'ai fait que la moitié du chemin ;-)

  • #22

    Cyril D (lundi, 12 février 2018 09:21)

    La fin approche alors je me lance.
    Dans l'ensemble j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces textes. La grande majorité m'a apporté de la poésie, de l'imaginaire, du voyage, des sentiments.
    Il y a en a 4 que je trouve tout à fait sympathiques :
    chant prépubère par son côté original et décalé. On s'attache à cette histoire, la relation à la famille est intrigante et suffisamment ouverte pour imaginer. Je me suis amusé à partir avec ce gamin et ses rencontres un peu à la "petit prince". Un brin artificiel et brouillon, et comment le traduire sur un plateau...
    En terre se taire : il est attachant ce gosse dans son cimetière. L'idée de ce jouet garde qui s'échine à jouer son rôle jusqu'au bout, à le protéger est à la fois originale, touchante et décalée. Çà manque un peu de corps pour en faire le gagnant pour moi.
    Suspendue au néon. Là aussi je me suis laissé entraîner par cette gosse et cette histoire à la fois très concrète dans le quotidien scolaire des enfants et complètement imaginaire. Le mode enquête fonctionne plutôt bien. La langue est moins riche que d'autres textes mais c'est agréable comme moment.
    Clémence : C'est vrai qu'il y a quelque chose d'un tantinet irritant dans cette gosse. Mais je me suis pris au jeu de vouloir savoir la chute, d'être quand même en tenu en haleine. J'ai été aussi très touché par la relation à ce frère aîné, l'amour porté, la volonté de sauver cet être cher et le doute, la douleur d'imaginer ne pas réussir. L'écriture n'est pas renversante mais la proposition remplie les exigences du prix.

    je reviens pour la suite les messages trop longs sont indigestes

  • #23

    YaNn (lundi, 12 février 2018 13:49)

    Même si "pour l'amour de Mambi" a quelque de chose de classique, il me semble qu'il peut toucher à coeur le jeune public, confronté au quotidien à la haine sourde de la différence (raciale ou autre) c'est donc mon préféré. "En terre se taire" pas évident de parler de la mort et là, les mots sont justes et équilibrés, sourds aussi, comme le silence d'ailleurs. Et puis "Grizzly" cet autre coup de coeur à propos de la colère subie, victime ou impuissant, on peut imaginer et cet ouverture qui nous laisse le rêve (ou le cauchemar) intact au final....

  • #24

    Luz (mercredi, 14 février 2018 22:16)

    J'avoue avoir été touchée par Pour l'amour de Mambi mais comment ne pas l'être... J'entend par là que l'ensemble laisse un peu sur une impression "exercice de style" dans la veine "les enfants sont confrontés à la réalité des migrants, comment aborder la question avec eux ?". Donc émouvant mais peut être un peu trop "exposé scolaire" ? Sur le même sujet, j'ai préféré la subtilité de Flammes, les personnages y sont moins caricaturaux. Dans Mambi, le personnage de la petite fille est un peu trop net, entier à mon goût. Par contre j'ai été bien emporté par La petite fille aux tissus. La narration est belle, le personnage subtil, complexe et tendre, attachant. On l'imagine bien dans une version contée. Je serai vraiment curieuse de voir ce texte mis en scène, un défit. Ne me restent que Olipo et Suspendue aux néons. A bientôt !

  • #25

    Cyril D (jeudi, 15 février 2018 20:23)

    petit retour sur les textes.
    « 2 petits indiens », c’est bondissant au début mais j’avoue avoir caler au bout d’un moment sur l’aspect systématique de l’écriture et qui ne l’a rend pas très limpide.
    La petite fille aux tissus est très imaginatif, on a envie de la suivre, de s’y attacher. Mais à force de sauter d’une chose à l’autre je me suis un peu essoufflé. Surtout j’ai apprécié l’histoire qu’on me contait mais j’ai mal mesurer une pièce à monter.
    Étendre ses branches : ah c’est beau quand même. J’ai été très sensible à cette pièce. La métaphore, la langue sont belles. J’ai été tenu en haleine jusqu’au bout grâce à un ressort dramatique efficace. Seule question est-ce compréhensible, référencé pour des enfants.
    Grizzly. Mon texte problème. Le cas qui m’agite depuis quelques jours comme souvent avec ce genre de textes ou de spectacles. Là aussi le ressort dramatique m’a complètement embarqué. La peur, la violence, la symbolique marche à fond. Les personnages sont enlevés... et la fin nous laisse un peu démunis : génial et ouvert ou abscons et pas abouti ?

  • #26

    H. Fourgeot (dimanche, 18 février 2018 18:17)

    Fortuna. Oui bien, pourquoi pas. Le thème est ok. Rien de mieux à dire.
    La petite fille aux tissus : ce texte est magnifique mais n'est pas du tout fait pour le théâtre??? si ? On se laisse captiver par cette narration, cette petite filles qui grandi, cet univers secret auquel on accède comme par magie. Mais quelle mise en scène ? quel représentation pour ce monologue intérieur ? Dommage.

  • #27

    Nataly (lundi, 19 février 2018 15:44)

    Pas encore trop tard pour écrire quelques mots sur les textes déjà lus ?Il m'en reste 2 pour ce soir et après, je vote.
    "La petite fille aux tissus": bienveillance, altruisme dans un univers pas vraiment rose sur le "grandissement". J'ai été prise par le texte que j'ai lu pratiquement comme une nouvelle et j'ai rapidement eu du mal à projeter une mise en scène qui laisse autant de place à l'histoire de la petite fille qu'à son narrateur.
    "Clémence":J'ai du mal quand on me dit dès le début que l'histoire finit bien, ça m'enlève une bonne partie ce frisson qui donne envie d'en savoir plus.Néanmoins c'est bien un texte de théâtre. Mais tout est dit, souligné, surligné, il n'y a pas de place pour les failles et le doute, pour le lecteur-spectateur. Clémence se suffit à elle-même en fait.
    "Etendre ses branches sur le monde": Le titre en lui-même est une promesse. Poésie des images, question de l'identité, du secret, du poids des politiques et des lois sur les vies personnelles. Certes c peut-être loin de l'univers occidental mais les liens familiaux, les questions de complicité-affrontement des fratries sont accessibles aux spectateurs d'ici.
    "Olipo": Ah l'histoire sans cesse renouvelée de l'enfant qui ne peut pas aller à l'école et qui en rêve, qui veut apprendre à lire, écrire...et qui se bat pour y arriver...et qui y arrive bien sûr. C'est cousu de fil blanc.

  • #28

    Nataly (lundi, 19 février 2018 16:34)

    « Fortuna » : J’aime assez la langue imagée qui scande et permet de « voir » la scène et l’action. Mais je suis restée sur ma faim. A vrai dire, je n’arrive pas à déterminer ce que j’attendais mais, après avoir laissé passer un peu de temps, force est de constater qu’il ne me reste pas grand-chose en mémoire de cette histoire.

  • #29

    Dominique (mardi, 20 février 2018 00:53)

    Décidément Grizzli m'échappe, malgré la force du sujet et de belles idées (le "bruit" de la colère/maltraitance de la mère par exemple). L'histoire est sombre, désespérément sombre et l'issue trop énigmatique. Je préfère le récit subtil à 4 voix et deux temps (de l'enfance et de l'adulte), les images et la langue lumineuses d'Etendre ses branches sur le monde qui, mine de rien, et sans discours moralisateur, évoque la différence, la séparation, l'enfermement, l'oppression politique, la résistance, la délation, la place des femmes, la colère qui rend fort(e), la solidarité, les inégalités et la pauvreté, la corruption, la quête d'identité, un ailleurs (la Chine), et surtout: l'appel de la vie et du monde!!! Quel beau message adressé aux lecteurs/enfants. Et je reste accro à Suspendue au néon, parce qu'après avoir terminé mes lectures, je me dis que, vraiment, un peu d'humour, de légèreté ne nuisent pas, notamment quand on traite de sujets sérieux comme la différence, l'acceptation dans un groupe, l'impression d'être victime d'une injustice, un enfant "solitaire" (en fugue? sans papier?), la confrontation de personnes simples (dont les mains sentent l'eau de javel) à l'institution scolaire, l'amitié, l'expression de sentiments et d'émotions (par le dessin)... J'aime ces petites filles "battantes"! Allez hop, je vote pour elles!

  • #30

    Pascale (mardi, 20 février 2018 18:50)

    Des écritures variables, parfois maladroites je trouve. Et des thématiques qui se regroupent autour de deux thèmes centraux : les contextes familiaux douloureux, parentalité et filiation au coeur de l'écriture dramaturgique. Comme les familles monoparentales semblent être un sujet de préoccupations ! Et puis, évidemment, les enfants, les autres, ceux qui n'ont pas la chance de vivre dans un contexte sociétal paisible. En fait, les textes que j'ai choisis, tout en faisant état de la réalité souvent dure, pour moi, avait un plus, la force de l'imaginaire et sa complice, la poésie. Et finalement, j'ai fait aussi le pari de l'émotion. Assemblage subtil pour des façons de conter-raconter-jouer le théâtre/le monde aujourd'hui aux plus jeunes.
    J'ai quand même trouvé que le niveau de langue était étonnamment souvent peu adapté aux personnages indiqués, pas toujours cohérent. Des constructions de personnages baclées pour certains textes. Et un déroulement dramaturgique parfois vraiment démonstratif, voire pédagogique. J'espère que les textes qui seront choisi par les metteurs-en-scène éviteront l'écueil du "support pédagogique", ce qui serait un triste destin pour des textes de théâtre destinés aux enfants ++. Vraiment.Merci pour cette aventure qu'est le Prix Lansmann
    Au fait, mon préféré c'est "La petite fille aux tissus" parce que je l'ai tout de suite envisagé comme une pièce destinée au théâtre d'objets !